Le XIXe siècle connaît un dérèglement climatique entraînant épidémies et famines… Ce sont « les signes des temps » que Jésus nous demande de savoir « lire » afin de convertir notre cœur. Signes pour notre temps qui vit une véritable famine spirituelle…
Quand Marie dit : « Vous ne comprenez pas, mes enfants ! Je vais vous le dire autrement. » Il ne s’agit pas pour elle, de passer du « français » au dialecte compris par ces enfants. Elle veut nous mettre à l’écoute profonde de son message. Elle nous parle « autrement » pour que tout en nous veuille chercher à comprendre.
La 1ère chose à comprendre est que le matérialisme nous conduira à oublier Dieu. Il nous fera compter que sur nous-mêmes (ou sur des personnes aussi fragiles que nous). Alors, nous déciderons de tout à la place de Dieu, jusqu’à modifier la Création elle-même ! Jamais satisfaits, nous mourrons de soif et de faim près de la Source de Vie que Notre Dame ne cesse pourtant de nous indiquer.
Et nous, comment lisons-nous les signes que le Seigneur envoie, pas seulement dans le monde mais aussi dans notre vie personnelle ?
Savons-nous y reconnaître des invitations à nous resserrer dans son Cœur, des occasions de nous détacher des choses trop matérielles ?
A La Salette, si Notre Dame a confié un secret (comme elle le fait quelquefois) elle a également dicté une Règle de vie qu’elle appelle l’Ordre de la Mère de Dieu. S’agit-il de créer une congrégation religieuse ? Mélanie en était convaincue. Pourtant, cet ordre n’a jamais vu le jour. Etonnant ! La Vierge Marie peut-elle demander une chose irréalisable ?!
Et si cet « Ordre de la Mère de Dieu » n’était pas une congrégation religieuse au sens où nous l’entendons habituellement. ? Et si cet « Ordre » était avant tout une appartenance particulière à la Mère de Dieu qui nous y invite, quel que soit notre état de vie ?
Marie a souvent l’expression « mon peuple » : « Si mon peuple ne veut pas se soumettre… » et à la fin » Allons, mes enfants, faites-le bien passer à tout mon peuple » TOUT son peuple !
Notre Mère a une telle sollicitude pour nous qu’elle nous considère siens !
A l’instar de son Fils qui pleure sur Jérusalem, elle nous supplie de revenir à Lui.
Pour cela, elle donne une règle de vie aux âmes simples qu’elle appelle à former son peuple. Une règle de vie reflétant la sienne au milieu du monde…
Et nous, quelle perception avons-nous des âmes consacrées ?
Sont-elles des « spécialistes » de la prière et du dévouement dont la présence nous dispense de tout investissement personnel ?




