Le Seigneur est avec toi,
Comment ne pas reconnaître l’annonce du nom de Jésus lui-même : Emmanuel… « Dieu avec nous » ? !
Il EST et non il sera ! Marie reçoit bien plus qu’une promesse, elle reçoit un état de fait. Et ce n’est pas seulement pour elle-même. Tout ce qui lui est annoncé de la part de Dieu l’est pour toute l’humanité, dont chacun de nous fait partie, ici et maintenant.
Et comment ne pas reconnaître également la promesse de Jésus : « Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. » (Matthieu : 28, 20)
Et nous, quelle est notre foi en cette Présence assurée du Seigneur au plus intime de nous ?
Savons-nous reconnaître sa présence au cœur de nos relations familiales et sociales ? Savons-nous déceler sa présence même quand les évènements du monde nous perturbent ?
Tu es bénie entre toutes les femmes…
L’Esprit, qui s’est fait l’hôte de notre fragilité humaine depuis notre Baptême, agit en nous comme il l’a fait avec Elisabeth. Chaque fois que nous prions Marie c’est l’accueillir dans notre cœur… alors forcément, l’Esprit tressaille en nous et nous pousse à redire avec Elizabeth « tu es bénie entre toutes les femmes ».
Pour peu que l’on considère « la comblée de grâce » qui vient au-devant de nous, tout nous pousse à compléter notre bénédiction par l’émerveillement : « comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi? ».
Et nous ? Bénissons-nous Marie d’avoir accepté et voulu de tout son être ce que le Seigneur lui demandait ?
Avons-nous conscience qu’elle l’a fait en notre nom, parce qu’aucun de nous n’aurait su le faire ? Et qu’à cause de cela elle est devenue notre Mère ?
Et Jésus, le fruit de tes entrailles est béni…
Quel mystère ! Jésus se fait le fruit de ce qu’il y a de plus profond, de plus inaccessible et de plus divin en sa créature. Nouvelle Eve, créée à l’image du Père, le Fils trouve en Marie la correspondance à l’Humanité qu’il vient revêtir en elle.
Et nous, quelle correspondance tentons-nous d’offrir au Seigneur qui nous a créé ?
Jouissons-nous goulument de tout ce qui est mis à notre usage ou bien savons-nous y reconnaître autant de signes (silencieux et cachés) de sa Présence d’amour ?





