2. Offre-lui nos actions de grâces !

Querrien : Marie dit « qu’il faut lui construire une chapelle au milieu du village… »

4ème « miracle » : l’action de grâce

Jeanne court chez ses parents qui sont stupéfaits de l’entendre parler :

 » Mon père, une dame est venue me voir, et elle m’a demandé un de vos agneaux.

 Ah ! Ma fille, si cette Dame t’a rendu la parole, nous lui donnerons tout le troupeau. »

Dans ce dialogue spontané, toute l’histoire du peuple de Dieu est résumée le plus simplement du monde !

Marie envoie Jeanne demander un agneau. Comme il était offert jadis un agneau pour une grâce obtenue.

La grâce, en cette fête de l’Assomption, c’est la guérison de Jeanne ! C’est sa pâque : elle est libérée de l’esclavage d’un handicap qui pesait également sur sa famille. L’action de grâce jaillit alors de leurs cœurs : …nous lui donnerons tout le troupeau !

Et nous, combien de « pâques » avons-nous eues à franchir ? Combien d’impossibles avons-nous dû dépasser ?

Et, une fois libérés, quelle action de grâce avons-nous spontanément offerte à l’Agneau de Dieu qui nous a obtenu totale guérison ?

5ème « miracle » : la confiance

En 610 Saint Gall, moine évangélisateur irlandais, fait jaillir une source à Querrien, il bâtit un oratoire et sculpte une statue de la Vierge à l’Enfant. L’oratoire devient chapelle. Puis un temps de malheur survient et la chapelle s’écroule. La statue est perdue.

Le 20 août 1652, la statue sculptée par Saint Gall est retrouvée dans la mare, grâce aux indications faites à Jeanne par Marie :

« Elle a dit aussi qu’il fallait fouiller la mare pour retrouver son image enfouie et perdue il y a des siècles. »

Mille ans se sont écoulés entre cette statue perdue et retrouvée. Quel symbole ! Comme si notre Mère nous demandait de fouiller la mare de nos préoccupations inutiles, inconsistantes et stériles, pour y retrouver l’image enfouie (parfois perdue) de son Fils.

Sur les indications de Marie, toute une population va faire confiance aux dires de Jeanne et retrouver cette statue. Et cette confiance conduira les habitants de Querrien à honorer Marie à l’aide de cette sculpture : symbole qui relie par la foi, les baptisés à travers les âges.

Et nous, veillons-nous à ne pas laisser les dons de notre Baptême s’enfouir dans la vase de notre tiédeur ?

Veillons-nous à ne pas perdre de vue notre Mère, afin que rien ne vienne ruiner notre confiance en son Fils ?

6e « miracle » : l’espérance

Jeanne transmet et conclue le message de Marie :

« Elle dit qu’elle est la Vierge Marie, et qu’il faut lui construire une chapelle au milieu du village pour que les pèlerins puissent venir en foule pour l’honorer. »

 

Nous l’avons vu, c’est un moine évangélisateur qui a apporté la Foi à Querrien. Maintenant, c’est Marie qui invite tout les habitants à être missionnaires. En y  construisant une chapelle au milieu du village pour que les pèlerins puissent venir en foule

Marie précise avoir choisi ce lieu pour y être honorée. Et l’on sait la prédilection de notre Mère pour les lieux et les personnes les plus simples et les plus pauvres car ils sont les plus vrais ! Ainsi, Marie choisit cet endroit pour en faire un lieu de recueillement, un lieu de la Présence de Dieu au milieu du monde, un lieu de semence du Royaume. Mais ce projet ne peut se réaliser sans la participation des villageois. Et c’est alors pour eux un cheminement dans l’Espérance.

Parce que l’Espérance est active et missionnaire !

Et nous, avons-nous compris que notre engagement missionnaire n’est pas seulement « un choix de vie » mais avant tout : notre réponse aux promesses de notre Baptême ?

Avons-nous la simplicité d’exprimer notre foi, par nos gestes les plus ordinaires, au milieu de nos familles et de nos lieux de vies ?

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