3. Allez, je vous aiderai

Notre Mère conclue :  » S’ils ne se convertissent pas et ne font pas pénitence, mon Fils sera obligé de les punir.« 

Punir… Quel mot terriblement stressant qui fait remonter dans nos mémoires l’image du Dieu sévère de l’Ancien Testament. Certes « punir » veut dire « châtier ». Pourtant ce mot implique aussi la notion de compensation et de réparation !

Et c’est de cela qu’il s’agit. Comment compenser et réparer pour le frère coupable, si ce n’est en offrant, au Cœur blessé du Christ, les louanges et les actions de grâces que le frère est encore incapable d’offrir lui-même ? C’est toute la Mission de la Communion des Saints.

Et nous, avons-nous une réelle confiance en l’Amour Miséricordieux du Père ?

Comprenons-nous que c’est à cause de notre entêtement dans le péché, qu’il souffre d’avoir à agir avec fermeté ?

Lui, le doux et humble de Cœur…

Les témoins qui accompagnent Adèle lui demandent : « … qui est-ce ? Pourquoi ne pouvons-nous pas la voir comme toi ? » Elle leur répond : « Agenouillez-vous, la Dame dit qu’elle est la Reine du Ciel. »

La Sainte Vierge les regarde avec bienveillance et dit :  » Heureux ceux qui croient sans voir.« 

Encore une fois, Marie se fait l’écho de son Fils en répétant les mêmes paroles adressées à tous les Thomas qui, s’ils ne voient pas, ont du mal à croire. Quel éloge à notre foi, capable de susciter le regard bienveillant de notre Mère !

Marie ajoute : « Que faites-vous ici, oisifs, pendant que vos compagnons travaillent à la vigne de mon Fils ?« 

Ce qui n’est pas sans rappeler la question posée par les Anges au jour de l’Ascension du Christ Ressuscité : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? »

Notre Dame, qui a toujours su prendre les justes décisions et joindre le geste à la contemplation, ne nous veut pas « oisifs ». Missionnaire, elle n’a de cesse de nous inviter à travailler à la Vigne de son Fils.

Et nous, savons-nous demeurer à l’écoute de cette attente ?

Sommes-nous résolument disposés, comme à Cana, à faire tout ce qu’IL nous dira ?

Justement, Adèle pose la bonne question : « Que puis-je faire de plus…?« 

Marie lui répond alors : « Rassemblez les enfants de ce pays sauvage et enseignez-leur ce qu’ils doivent savoir pour leur salut. »

Adèle lui demande bien  humblement comment faire…

Notre Mère lui précise : « Enseignez-leur leur catéchisme, comment se signer du signe de la Croix et comment aborder les sacrements ; voilà ce que je vous demande. Allez, ne craignez rien, je vous aiderai.« 

En somme il n’y a rien d’extraordinaire ! Il suffit de vivre en vérité les promesses de notre Baptême. Marie nous invite à y revenir activement et promet de nous y aider.

Elle nous demande de partager l’eau de la Source qui nous fait vivre, pour que notre entourage en vive également.

Et nous, quels sont les obstacles qui nous empêchent-ils de témoigner simplement de notre Foi ?

Faisons-nous réellement confiance à Marie, en lui demandant de nous aider à dépasser nos impossibilités humaines ?

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