2ème partie :
C’est au moment où le Curé rejoint ses paroissiens que l’apparition s’anime : un ovale bleu se dessine autour de Marie et, à l’intérieur, 4 bougies éteintes. A l’emplacement de son cœur figure une petite croix rouge vif.
Dans l’assistance, quelques-uns plaisantent. Alors Marie perd son sourire pour devenir d’une très grande tristesse. A cet instant, le Curé invite au silence en disant « Prions ». Le chapelet commencé, le sourire revient sur le visage de Marie.
Et nous, savons-nous donner toute son importance à notre prière aux côtés de Notre-Dame ?
Si son cœur est devenu une croix, cela ne signifie-t-il pas que nous lui sommes une source de tristesse quand nous prenons à la légère sa présence auprès de nous ?
Tout au long du chapelet la silhouette de Marie grandit (comme si elle se rapprochait). Au fil des « aves », les étoiles se multiplient sur sa robe faisant disparaître le fond bleu. D’autres étoiles s’amassent, comme attirées au-dessous de ses pieds, à la base de l’ovale protecteur.
Et nous, savons-nous reconnaître que toute prière confiée à Marie nous rend plus proche d’elle ?
Que notre prière pour nos frères (même les plus éloignés) les place sous sa protection ?
Après le chapelet, c’est le Magnificat puis, les litanies. Finalement, le Curé conduit la prière du soir que ses paroissiens n’avaient plus le goût de faire l’avant-veille ! Alors une banderole se déroule, sur laquelle va s’inscrire une première phrase en lettres d’or :
Mais priez mes enfants, dieu vous exaucera en peu de temps.
Cette phrase est ponctuée d’un point « gros comme un soleil »…
Et nous, lorsque Marie nous demande de prier (avec insistance), comprenons-nous que tout notre « agir » se situe dans cette seule phrase et que cette ponctuation (si marquée) nous dit qu’il est inutile de chercher ailleurs d’autres chemins ?
Pendant le Salve Regina, l’écriture reprend :
Mon fils se laisse toucher
Cette phrase est soulignée d’un trait d’or mais sans aucune ponctuation… comme une espérance sur laquelle on doit compter sans limites !
3ème partie :
Le Curé invite à chanter ce cantique que dimanche dernier, plus personne n’avait le cœur à prier. Et Marie, qui jusqu’ici avait les mains tendues vers ses enfants, va les élever et remuer les doigts, comme si elle accompagnait le chant sur un instrument invisible. Toujours souriante, elle signifie combien elle aime « accompagner » nos louanges et nos actions de grâces au Seigneur.
Et puis, sont chantés d’autres cantiques dont les paroles sont des demandes de pardon « pardon Seigneur, pardonne à ton peuple…
A ce refrain, Marie entre dans une extrême tristesse, « Elle ne pleure pas mais un frémissement au coin des lèvres montre l’intensité de la douleur ». Comme au Calvaire !
Et nous, avons-nous conscience que tous les instants de notre vie, louange ou péché passent par les mains et le cœur de Marie ?
Comprenons-nous la réalité de ce que nous lui demandons chaque fois que nous lui disons « priez pour nous pauvre pécheurs » ?





