Disposons notre cœur à recevoir le message que Marie a porté aux Etats-Unis, ce « Nouveau Monde » comme on le nomme quelquefois.
Voyons avec elle comment mieux ouvrir notre vie quotidienne et immédiate aux attentes du Seigneur. Afin de bâtir, là où nous sommes, « un monde nouveau » qui commence dans nos simples relations familiales, amicales et sociales…
Arrêtons-nous sur les deux apparitions qui précèdent celle où Marie va parler à Adèle.
La 1ère se situe une semaine auparavant, sur le chemin à travers bois menant au village voisin et que parcourt Adèle, afin de se rendre à la Messe. La Vierge Marie lui apparaît silencieuse et souriante, puis elle s’efface. Adèle continue son chemin, ne sachant que penser de cette étrange rencontre.
Il en est de même en ce 9 octobre, alors qu’Adèle se rend à la messe dominicale. Et ce n’est qu’au retour que Marie va lui adresser la parole. Que s’est-il passé et que signifie ce silence ?
Simplement, Adèle a eut la sagesse de se confier au Prêtre de sa paroisse et prendre conseil auprès de lui, afin de savoir quelle attitude tenir. Il lui dit de « demander au nom de Dieu qui est et ce que veut cette personne« .
C’est donc au retour d’Adèle que Marie va s’exprimer. Comme si, pour le faire, elle avait attendu la permission du Serviteur de son Fils. Quelle humilité !
Et nous, qu’en est-il de nos relations avec nos Prêtres ?
Ne voyons-nous en eux que des « distributeurs » de sacrements à qui nous avons recours, selon notre bon vouloir ?
Ou bien savons-nous reconnaître en eux la Parole du Père dont ils sont les porteurs afin de nous aider à réaliser notre vocation de Baptisés ?
Marie dit à Adèle : « Je suis la Reine du Ciel qui prie pour la conversion des pécheurs, et je souhaite que vous fassiez de même… ».
Reine du Ciel, Jésus lui fait partager sa gloire. Et cette gloire, c’est la conversion des cœurs afin que son Règne vienne. Et que demande notre Mère si ce n’est de vivre comme elle dans l’amour de son Fils…
COMME elle ! Cela veut dire : quitter notre indifférence au devenir spirituel des personnes que nous côtoyons, sous prétexte que la foi des autres est une affaire privée qui ne nous regarde pas… Pourtant, ce qui nous regarde c’est l’attente de Dieu qui, depuis la chute initiale de l’homme, ne cesse d’appeler chacun de nous : « Où es-tu ? ».
Notre Mère se fait le relais de cet appel partout où sa Mission la conduit : à travers les âges et tous les ailleurs du monde où elle se manifeste.
Et nous, avons-nous à cœur le devenir de nos frères qui se laissent séduire par un monde sans Dieu et par des fontaines sans eaux ?
Avons-nous à cœur de prier pour leur conversion ?


