En ce 1er samedi de septembre, où Marie nous invite à fêter son « anniversaire de naissance », méditons sur ce que nous pouvons lui « offrir » et qui réponde à toutes ses demandes. Sachant qu’elle ne veut rien pour elle-même mais qu’elle désire TOUT pour son Fils.
Demandons-nous, sincèrement, ce que nous sommes réellement prêts à donner aujourd’hui.
1ère apparition
Vers 1580, un jeune garçon se rend au village, porter du lait qu’il doit livrer à son maître. Fatigué par la route et la chaleur, il s’arrête pour prendre un peu de repos au bord d’un étang, sous un immense bananier. Ce lieu s’appelle Vélankanni. Il s’endort.
Soudain, dans une grande lumière, apparaît devant lui une femme tenant un enfant dans ses bras, tous deux resplendissent de beauté. Elle lui demande : « Donne-moi du lait pour mon enfant ».
Le garçon est partagé entre écouter son bon cœur en donnant du lait ou bien refuser, parce que ce lait ne lui appartient pas et qu’il doit le livrer à son maître. Pourtant, il n’hésite pas longtemps et donne à l’enfant ce que sa mère demande.
Et nous, quel accueil faisons-nous à qui nous demande, surtout quand il nous faut choisir entre générosité et stricte raison ?
Le garçon repart chez son maître. S’excusant, de la petite quantité de lait restant, il lui explique sa rencontre. Dubitatif, le maître ouvre le pot et découvre qu’il est rempli à ras bord ! Sûr qu’il s’agit d’un miracle, le garçon convainc son maître de se rendre tous les deux à l’endroit de l’apparition afin de s’y prosterner…
Ce fut le tout premier pèlerinage.
La nouvelle se propage rapidement tout alentour et chacun a reconnu, avec joie et révérence, que « C’est la Sainte Vierge avec l’Enfant-Jésus ! » … « Notre Mère a daigné nous visiter ! »
Depuis lors, ce lieu est connu sous le nom de Matha Kulam : l’étang de Notre Dame.
Et nous, savons-nous reconnaître les petits « miracles » du quotidien dans nos vies ?
Avons-nous la simplicité de cœur d’accueillir et de remercier la Providence qui agit ?
Avons-nous l’humilité de ne pas chercher à vouloir tout expliquer avec nos raisons humaines ?
2ème apparition
Quelques années plus tard, à Vélankanni, vit une veuve dont le fils est boiteux. Elle l’envoie vendre du babeurre aux voyageurs, à l’ombre du bananier géant.
Un jour de canicule où il s’inquiète de la raréfaction des clients, il voit devant lui une dame d’une beauté incomparable. Elle porte un magnifique enfant. Elle lui demande une tasse de babeurre. Tout heureux de servir une telle cliente, il lui donne une grande tasse à boire !
Elle le regarde avec une tendresse toute maternelle qui le guérit, bien qu’il ne s’en rende pas compte tout de suite. Elle lui dit :
« Va donc à Nagapattinam. Il y a là un catholique fortuné. Demande-lui de bâtir ici une chapelle en mon nom, à Vélankanni. »
Penaud, le garçon lui fait remarquer qu’aller à la ville lui est impossible : « je suis trop infirme si l’on ne m’aide pas pour marcher ». Elle l’invite alors à se lever, et c’est là qu’il constate sa guérison. Il se met aussitôt à courir à toutes jambes vers Nagapattinam.
Et nous, quand les difficultés de la vie nous entravent dans notre progression, faisons-nous confiance à la grâce que le Ciel ne manquera jamais de nous donner pour avancer encore ?
Le garçon rencontre le bienfaiteur catholique et il lui transmet la demande de Marie. Ce dernier le croit d’autant plus facilement que, la nuit précédente, il a eu une vision de la Vierge Marie… et qu’il a déjà l’idée de bâtir une chapelle, à Vélankanni, en l’honneur de Notre Dame.
En peu de temps, et après s’être rendus sur le lieu de l’apparition, tout le monde coopère à édifier la toute première chapelle. Une statue de la Vierge à l’Enfant est placée sur l’autel. Très vite, chrétiens et non-chrétiens affluent. D’autres guérisons surviennent qui font invoquer Marie sous le nom de : Notre Dame de la Bonne Santé.
Par ses deux apparitions, notre Mère attire l’attention sur deux symboles : le lait et le remarquable bananier.
Le lait – Dans la Bible, il signifie l’abondance, la paix et la joie. Il est symbole de nourriture spirituelle, d’hospitalité et promesse de prospérité (image de la Terre promise).
Le bananier – Dans certaines traditions indiennes, le bananier a une valeur spirituelle. C’est une plante « sacrée » associée à la fertilité, à la prospérité et aux bénédictions divines. C’est un symbole de croissance.
Ainsi, notre Mère fait se rencontrer deux symboles (culturels et spirituels) en les unissant afin de les associer à la même mission : témoigner de son Fils Jésus-Christ.
Et nous, comment accueillons-nous la différence chez les personnes que nous rencontrons ?
Sommes-nous intéressés à reconnaître ce qui nous unit à travers des approches inattendues ?



