2. Présente-Lui nos demandes

Marie, en s’approchant de chacun de ces deux garçons, abrités sous le même grand bananier, signifie tout le respect qu’elle porte à la culture d’un peuple riche de spiritualités diverses. Elle ne bouscule rien, elle fait appel à ce qu’ils peuvent lui donner : du lait (ou son dérivé). Dans les deux cas, elle touche des cœurs généreux et traditionnellement ouverts à l’hospitalité.

Ces deux rencontres sont très bibliques et permettent à Marie de se faire messagère de son Fils : lui donner à boire.  Car Jésus a soif !

D’ailleurs, n’avait-il pas demandé à boire à la Samaritaine ? « J’ai soif » : n’est-ce pas son ultime demande sur la Croix et qui résonnera jusqu’à la fin du monde ?

C’est sur cela que Notre Dame attire l’attention : Jésus a soif de nos âmes pour les ramener au Père. Il a soif du lait de notre amour tandis que notre Mère ne cesse de nous le demander pour Lui. Vraiment, à quelle mère peut-on refuser l’essentiel pour son enfant ?!

Et nous, de quoi avons-nous réellement soif dans notre vie ?

Savons-nous conjuguer accueil et générosité quand Jésus nous interpelle à travers les demandes de sa Mère ?

Lors du second miracle, Marie choisit de guérir un boiteux ; ce qui rappelle le témoignage de Jésus aux disciples de Jean le Baptiste venus l’interroger :  »les aveugles voient, les boiteux marchent… »

Comme au temps de la vie mortelle de Jésus, où le petit peuple d’Israël vit au milieu de nations aux multiples divinités, le petit peuple de chrétiens Indiens vit, lui aussi, au milieu de multiples spiritualités…

Et c’est par les mains de Marie qu’il leur est donné le même signe : la guérison !

Au XVIIe siècle, un troisième miracle vient rappeler le récit de la tempête apaisée dans les Evangiles… Un navire de commerce portugais est pris dans la tempête. Voyant le naufrage inévitable, l’équipage se recommande à la Sainte Vierge, lui promettant de construire un sanctuaire là où ils accosteraient

Le 8 septembre,  saints et saufs, ils abordent Vélankanni ! Ils tiendront leur promesse en remplaçant le modeste sanctuaire existant par un autre construit en pierres. Celui-ci, au fil du temps ne cessera plus d’être agrandi et embelli par les nombreux pèlerins venus se confier à une Mère si secourable.

« Secourable« , elle ne cesse de l’être ! En effet, lors du tsunami de 2004 Vélankanni fut dévasté. Mais la vague meurtrière s’est arrêtée miraculeusement devant la basilique, protégeant la vie de centaines de personnes venues s’y réfugier…

Et nous, dans les tempêtes de notre vie, à qui avons-nous recours ?

Et si nous avons promis au Ciel de convertir notre cœur et notre pensée, une fois le danger écarté, sommes-nous fidèles à notre parole ?

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