Si le message de Fatima nous montre le ciel, il n’est pas pour autant un message aérien, éthéré, loin de nos contingences d’ici-bas. Il est au contraire très réaliste. Il parle aussi de l’enfer, du drame que vivent les pécheurs.
Et nous savons qu’il y a aujourd’hui dans notre monde bien des situations infernales. Des hommes font vivre à d’autres de véritables enfers : enfer de la guerre en Ukraine et ailleurs, enfer des guerres ethniques, enfer de la faim et de la pauvreté, enfer de la migration et des conditions de vie des réfugiés, enfer de la méchanceté et des souffrances psychologiques.
Les petits voyants ne vivaient pas à une période facile.
En 1917, nous sommes en pleine guerre mondiale, le Portugal est dans une situation politique difficile ; en Russie Lénine va prendre le pouvoir et instaurer le système communiste qui fera des millions de victimes. Dans le « secret » qui sera révélé aux jeunes voyants puis à Sœur Lucie, les tribulations qui toucheront l’Eglise et même le Pape ne seront pas absentes.
Ces paroles ne sont pas là pour nous faire peur mais pour nous appeler à la prière. La Vierge invite à la prière, appelle à prier pour la conversion de la Russie. Elle nous invite à nous engager pour la paix, à prier pour la paix, à être comme le dit Jésus dans le sermon sur la montagne, des artisans de paix : « heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu » (Mt. 5, 9).
Avouons que cet appel est plus actuel que jamais.
Prions le Seigneur de donner à notre monde la grâce de la paix. Que son Esprit soutienne, dans notre vie la plus quotidienne, nos engagements pour la paix, la paix dans nos familles, dans notre environnement, dans notre paroisse, dans notre société, dans le monde entre les peuples !