1. Laisser modeler notre Cœur

Disposons notre cœur à méditer près de notre Mère sur l’espérance et même sur l’assurance que le Royaume de Dieu est déjà parmi nous… pourvu que nous le manifestions par notre façon de vivre là, maintenant, au plus concret de nos relations avec notre entourage immédiat. Ecoutons-la…

 

« Marie, réconciliatrice de tous les peuples et de toutes les nations«  quel beau nom !

Cependant, ne croyons pas que cette réconciliation (des peuples et des nations) n’évoque que des généralités à regarder de loin. Il ne s’agit pas de se dire « C’est bien ! Marie s’en occupe, attendons de voir comment çà va faire »…

Puisque Marie se donne la peine de venir nous parler, c’est bien parce qu’elle attend de chacun de nous une participation à cette réconciliation.

Les peuples et les nations sont constitués de chacun d’entre nous, de chacune de nos familles et de chaque communauté humaine à laquelle nous appartenons.

Marie vient nous inviter là où nous sommes.

Et nous, restons-nous des auditeurs passifs ou bien cherchons-nous à comprendre les appels que la Vierge Marie nous adresse ?

Et surtout, voulons-nous mettre en pratique les conseils qu’elle nous donne ?

A Bétania, Marie nous révèle aussi un autre nom sous lequel nous réfugier :« je suis la Mère de Miséricorde ». (25-5-1989) .

Et comment vivre la réconciliation entre nous si la Miséricorde n’est pas notre point d’appui ?

Unie à son Fils, notre Mère vient nous rappeler que « ce qui est impossible aux hommes est possible à Dieu » (Luc : 18, 27) et elle nous montre comment cela peut se faire : il faut le désirer et le vouloir ! D’où son insistance à nous faire considérer la réalité de nos relations immédiates avec nos proches, là où nous vivons.

Comme toujours, Marie est très concrète et nous invite à l’imiter dans la banalité de notre quotidien, afin d’établir notre participation au royaume de Dieu

Elle nous dit « Vous êtes ici pour apprendre et j’entre dans vos cœurs pour les modeler et les rendre dignes du corps mystique…! » (21-6-1987).

Et nous ? Nous laissons-nous façonner sur le modèle de notre Mère afin d’apprendre la miséricorde qui lui fut demandée au pied de la Croix…

 Sommes-nous capables de pardons qui permettent à un membre de notre entourage de se reconstruire : comme Marie sut le faire envers ceux qui blessèrent son Fils de toutes les manières ?

A temps et à contretemps, notre Mère vient nous rappeler les paroles de son Fils : à savoir que le Royaume est déjà parmi nous, pourvu que nous laissions le Seigneur en accomplir les œuvres en nous. Bien sûr il s’agit d’œuvres de miséricorde : les seules qui portent l’Espérance dans ce monde où le mal se voudrait vainqueur.

Dans le cœur de Notre-Dame nous trouvons tous les champs d’actions possibles qu’elle veut reconnaître en nous.

Elle les énumère en disant « Enfants, je suis la mère des affamés… je suis l’espoir des assoiffés… et des affligés qui ont besoin d’aide et de protection ! » (21-6-1989).

Ce qui veut dire que, par nos bien modestes capacités, Marie nous invite à nourrir et à rendre espoir au frère en difficulté ; en lui portant secours et protection quand la Providence interpelle notre cœur face à des situations bien concrètes : là où personne d’autre que nous ne peut agir en cet instant!

Et nous ? Quelle réponse apportons-nous à Marie dans ses demandes ?

 Savons-nous lire dans ses paroles la part que nous avons à prendre pour devenir des chemins de réconciliation et de miséricorde pour nos proches ?

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