Pour ne pas en rester à de généreuses intentions, notre Mère nous encourage fermement en précisant « …qu’il suffit de construire l’amour dans chaque acte » (5-1-1990) et elle nous indique le moyen sûr d’y parvenir : « Avec la volonté tu pourras prendre part au banquet d’amour de mon Fils » (21-6-1989).
Ainsi, doucement, Marie nous enseigne la raison de l’Incarnation de Jésus parmi nous. Jésus nous la révèle dans le Notre Père : »Que ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel ». C’est cela le banquet d’amour que nous vivons dans l’Eucharistie !
Et pour nous ? Avons-nous la volonté de construire l’amour dans chaque acte ?
Vivons-nous l’Eucharistie comme l’acte de réconciliation avec Dieu, avec nous-mêmes et nos proches ?
Laissons-nous Marie entrer dans notre cœur pour apprendre à vivre comme elle dans l’amour de son Fils ?
Dans son message de juin 1987, Notre-Dame nous ramène à l’impact de l’Eucharistie sur notre vie. Source d’espoir et de salut, de justice et de paix.
Fidèle « porte-Parole » et toujours Missionnaire, elle nous rassure en cette période perturbée que traverse notre histoire contemporaine : « Oui les enfants, maintenant attendez sereinement avec la clé qui ouvre la porte du Salut »…
Et quelle est-elle cette clé ? Notre Mère ajoute : « Le Seigneur le répète : celui qui mange mon Corps et boit mon Sang sera sain et sauf ».
Ce rappel que fait Marie justement en ce mois de juin (où l’Eglise commémore l’institution du Saint-Sacrement du Corps et du Sang de Jésus-Christ) n’est-il pas invitation à la paix véritable dans notre cœur ?
Et nous, comment accueillons-nous les courants de pensée (hostiles et négatifs ou inconsistants) qui submergent notre cadre de vie ?
Nous laissons-nous démoraliser, voire effrayer ?
Doutons-nous du sens de notre vie de baptisés ?
Ou bien tenons-nous fermement avec Marie cette clé qui ouvre la porte du Salut : la clé Espérance… Pour nous-mêmes, pour nos proches et pour tous, ici et maintenant !
Tels les 1ers chrétiens de notre ère, nous subissons (en certains pays) des persécutions sanglantes mais aussi, et plus généralement, des persécutions verbales et psychologiques…
Il est dérangeant d’être chrétien au milieu d’une société qui s’éloigne de Dieu et pour qui il semble urgent que nous soyons neutralisés par la peur, le mépris ou le ridicule.
Notre Mère sait notre fragilité et elle vient à notre secours.
Mère de toute paix, elle nous rassure par ce conseil tiré de sa propre expérience au pied de la Croix: « …dites tranquillement, Seigneur Jésus nous t’attendons car tu as promis de venir, et les promesses de Dieu ne peuvent être ignorées… » ajoutant que « nous sommes ici pour vous aimer et toujours vivre à vos côtés avec votre Mère » (21-6-1987).
Et nous, quelle est notre attitude profonde lorsque nous sommes pris à parti à cause de notre « appartenance » au Christ ?
Protestons-nous comme le fit Pierre, avant que le coq chante ?
Disparaissons-nous comme fit l’ensemble des disciples lorsque leur réputation fut mise en cause ?
Ou bien, prenons-nous ces situations comme autant d’occasions de témoigner de notre foi ?




