Transportons-nous auprès de Marie que Jésus vient de nous donner pour Mère, juste avant de mourir… Puisons près d’elle la Force et l’Espérance qu’elle a pour mission de nous transmettre : comme un patient apprentissage.
Marie, Siméon te l’avait annoncé : ton Fils « sera un signe de contradiction et les pensées des cœurs seront dévoilées » ajoutant encore « qu’une épée te transpercera l’âme »…
C’est fini. Après les terribles jours de la Passion, le silence est retombé. Avec lui, l’abattement général des disciples et des Apôtres qui, pas à pas reviennent vers toi. Sans doute très humiliés d’avoir abandonné Jésus… sans doute incapables d’expliquer comment ils ont pu en arriver là !
Pourtant, tu les attends, tu les espères et tu pries pour leur retour. Attentive à ce que le désespoir ne les emporte pas, comme il l’a fait pour Judas…
Ton cœur de Mère accompagne ces pauvres fils qui ne savent plus avoir que toi pour les relier à leur Maître. Incapables de se pardonner leur attitude, ils s’en remettent à toi : déjà, ils te reconnaissent pour celle qui peut intercéder auprès de Jésus-Christ.
Et nous, savons-nous avoir confiance en la sollicitude de notre Mère qui, quoi que nous fassions, cherche tous les moyens de nous ramener à son Fils ?
Même quand notre cœur nous accuse, savons-nous reconnaître que Dieu est plus grand que notre cœur ?
Ce sont les trois jours d’attente… Marie, tu repasses tout ce que tu as gardé dans ton cœur. Inséparable de ton Fils, tu te nourris de sa Parole, certaine de la réalisation de sa promesse : « dans trois jours je ressusciterai ». Seule, en notre nom, tu es seule à orienter ton cœur et ton âme vers la Lumière qui va rejaillir. Les disciples sont trop prostrés pour en être capables.
Et pour nous, que devient notre espérance quand les faits viennent contredire tout ce en quoi nous croyons ? Quand tout semble effectivement sans issue, demandons-nous la force de nous tourner vers la Lumière… ou bien préférons-nous lécher nos plaies à n’en plus finir ?
Et puis, c’est le matin de Pâques ! Ton cœur, ô Marie, exulte en Dieu notre Sauveur. Marie Madeleine et les saintes femmes viennent te dire qu’elles ont vu Jésus ressuscité ! Pleine de grâce, tu les écoutes pour les confirmer dans la foi en la Résurrection. Ainsi, tu les prépares à persévérer avec assurance (malgré les rebuffades) à évangéliser leurs frères, les Apôtres et les disciples…
Et nous, qu’en est-il de notre détermination à témoigner de notre foi ? Sur quoi nous appuyons-nous pour le faire ?
Est-ce sur de simples paroles répétées… ou sur d’éphémères émotions ? Le faisons-nous par une conviction profonde qui nous pousse à agir et donc à témoigner !


