3. Sainte Marie, Mère de Dieu

Sainte Marie, Mère de Dieu…

Par ces mots, un « trait d’union » s’établit entre Marie (parfaite créature sortie du Cœur de Dieu et parfait reflet de Son image…) et nous. Nous, qui devons encore vouloir revenir de tout notre cœur à notre Créateur. Il ne « suffit » pas d’être rachetés, encore faut-il le vouloir. Dieu ne nous sauve pas sans nous et pour cela IL nous supplie d’accueillir librement et de tout notre cœur le don de sa Miséricorde.

Et c’est Marie qui vient nous y aider. Elle le fait en nous invitant à vivre comme elle dans l’amour de son Fils parce qu’Il l’a choisie pour Mère… et, par conséquent : pour être  également notre Mère.

Et pour nous, qui est Marie ? Quelle relation avons-nous réellement avec elle ?

Saisissons-nous le don de Dieu qui a voulu venir à nous par Marie pour que nous venions à Lui par elle …!

Prie pour nous, pauvres pécheurs…

A chacune de ses apparitions, nous voyons la Vierge Marie intercéder pour les malheureux pécheurs que nous sommes. Oui, malheureux sommes-nous ! Au point de faire pleurer notre Mère… comme Jésus a lui-même pleuré sur Jérusalem.

Aussi vient-elle dans notre cœur pour nous associer à sa prière. Suscitant en nous repentir et conversion.

Réveillant ainsi les promesses de notre Baptême…

Et plus que tout, elle affermit notre timide charité afin de l’unir à la sienne envers les pécheurs les plus endurcis. Tous ses messages nous renvoient à ce souci des pécheurs qui blessent le Cœur de son Fils.

Et nous, quand nous prions notre Mère, savons-nous mettre de côté nos intérêts personnels et nous soucier de ce qui habite son cœur de Mère : le Salut de tous ses enfants. En particulier celui de nos frères les plus égarés par le mal ?

Maintenant et à l’heure de notre mort.

C’est « maintenant » que se construit notre vie : instant après instant. Nous n’avons prise que sur ce qui nous est donné de vivre là, tout de suite ! Pas tout-à-l’heure…. Et déjà plus du tout sur l’instant passé…

 

« Maintenant » peut tout décider de notre devenir, surtout à l’heure de notre mort. Il suffit de regarder le crucifié près de Jésus qui, loin de se rebeller, s’en remet totalement à la Miséricorde du Père.

Qui est là pour soutenir ce retour au Père ? Marie qui se tient là, debout au pied de la Croix… au pied de notre croix qu’il nous appartient de porter en union avec celle de notre Sauveur.

Et nos frères, inéluctablement confrontés à l’instant décisif de leur passage vers le Père, comment les accompagnons-nous ?

En évoquant l’heure de « notre » mort (cette mort qui nous est commune) ouvrons-nous notre prière à tous les agonisants et nous rendons-nous solidaires de cet instant ?

Ou bien restons-nous centrés sur notre seul combat personnel… au risque de nous rebeller ?

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